Diagnostic partagé des enjeux climatiques et institutionnels : synthèse de la première journée
La première journée de l’atelier Master Class, consacrée au thème « Du contexte au diagnostic : comprendre les réalités climatiques et les fondements de l’adaptation localement menée (LLA) au Cameroun et en République Centrafricaine », s’est déroulée dans un climat studieux et participatif, conformément aux objectifs définis dans les termes de référence.
Elle a débuté par une cérémonie protocolaire d’ouverture, marquée par plusieurs allocutions. Tour à tour, le mot de bienvenue du Coordonnateur National du PROLOG, le Dr NGWA EDIELLE T.H Jackson, a souligné l’importance stratégique de l’atelier dans le renforcement de la résilience des investissements locaux. Il a été suivi par l’intervention de Madame CHIFUNDO CHILERA, Cheffe de Projet à la Banque mondiale, qui a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner les dynamiques d’intégration de l’adaptation climatique dans les politiques locales. Ensuite, Monsieur MONTINDA Lucien Judicael, Coordonnateur National du projet E-KPENGBA en République Centrafricaine, a mis en exergue la dimension régionale et l’importance du partage d’expériences entre pays. Enfin, Madame PEKAA NSANGOU Epse PIANA MALLA, Déléguée Régionale du MINDDEVEL, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier, insistant sur la nécessité d’ancrer l’adaptation climatique dans les mécanismes de planification locale. Cette phase protocolaire s’est achevée par une photo de famille.
À la suite de cette séquence, les facilitateurs ont présenté le programme détaillé de l’atelier avant d’engager les participants dans les différentes sessions prévues. Au total, cinq séquences techniques et interactives ont été déroulées au cours de la journée, conformément à l’agenda.
La première session a permis de recueillir les attentes des participants et de poser les bases conceptuelles de la formation. Les échanges ont ensuite porté sur l’analyse des manifestations et des risques climatiques au Cameroun et en RCA, mettant en évidence la diversité des perceptions et des expériences selon les contextes locaux. Cette séquence a favorisé une meilleure compréhension des limites et complémentarités entre savoirs locaux et données scientifiques.
La troisième session a été consacrée à la revue des huit principes de l’adaptation localement menée (LLA), permettant de consolider les acquis théoriques des participants et de clarifier les concepts clés. Elle a été suivie d’une session dédiée aux études de cas internationales, illustrant des expériences concrètes d’opérationnalisation du LLA et mettant en lumière des mécanismes institutionnels et financiers pertinents pour les contextes africains.
L’après-midi a été marqué par une session pratique centrée sur l’analyse de l’intégration du LLA dans les projets PROLOG et E-KPENGBA, au cours de laquelle les participants ont engagé un travail de réflexion collective et de cartographie des pratiques existantes. Cette démarche a permis d’identifier les convergences, les lacunes et les opportunités d’amélioration en matière d’alignement avec les principes du LLA.
Dans la continuité, les discussions ont permis d’identifier les premiers points d’entrée institutionnels pour une meilleure intégration du LLA dans les systèmes de gouvernance climatique au Cameroun et en République Centrafricaine, en s’appuyant sur les cadres politiques et réglementaires existants.
Globalement, cette première journée, structurée autour d’une approche participative combinant exposés, travaux de groupe et échanges d’expériences, a permis de poser un diagnostic partagé des enjeux climatiques et institutionnels, tout en renforçant la compréhension des fondements du LLA. Elle a ainsi jeté les bases nécessaires pour les travaux des jours suivants, orientés vers la planification et l’opérationnalisation.
La journée s’est achevée à 16h13 sur une note de satisfaction générale des participants, traduisant la pertinence des thématiques abordées et la qualité des échanges.















